Groupe d’habiletés sociales pour adultes autistes proche de Toulouse : pour expérimenter les relations sociales autrement

Groupe d’habiletés sociales pour adultes autistes proche de Toulouse : pour expérimenter les relations sociales autrement 1024 683 Malika Miquel

Vous êtes un adulte autiste sans déficience intellectuelle (TSA sans DI) et vous rencontrez des difficultés dans les relations sociales ? Vous aimeriez mieux comprendre certaines situations, échanger avec d’autres personnes autistes et vous entraîner à interagir dans un cadre sécurisant ?

Je souhaite proposer un groupe d’habiletés sociales pour adultes autistes au Cabinet Paramédical du Parc à Muret. Ce groupe sera pensé comme un espace de rencontre, de partage et d’expérimentation, où chacun pourra explorer les situations sociales à son rythme, à travers les échanges et les mises en situation.

Car comprendre une situation sociale en théorie ne signifie pas nécessairement savoir comment s’y prendre lorsqu’on y est confronté. Parfois, on a besoin de pouvoir essayer, observer, se tromper, recommencer et découvrir ce qui change lorsqu’on aborde une même situation autrement.

C’est précisément ce que je souhaite rendre possible à travers ce groupe. Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez continuer à lire. Vous pouvez aussi cliquer ici pour accéder directement à ma page de contact.

Si vous souhaitez accéder au formulaire d’inscription afin d’être informé dès l’ouverture du groupe, cliquer ici.

Pourquoi proposer un groupe d’habiletés sociales pour adultes autistes ?

Les difficultés sociales ne disparaissent pas à l’âge adulte. En effet, les situations rencontrées évoluent, les enjeux changent, et certaines interactions peuvent rester complexes, fatigantes ou sources d’incompréhension.

Engager une conversation, trouver sa place dans un groupe, comprendre les intentions de son interlocuteur, savoir quand prendre la parole, exprimer un désaccord ou faire face à un malentendu … toutes ces situations peuvent demander beaucoup d’énergie et de réflexion quand on est autiste.

Certaines personnes ont développé, au fil des années, des stratégies pour s’adapter aux attentes sociales. D’autres ont appris à observer, à analyser et à anticiper, parfois au prix d’une importante charge mentale.

Le diagnostic de TSA, notamment lorsqu’il intervient à l’âge adulte, peut aussi apporter un nouvel éclairage sur des difficultés rencontrées depuis longtemps. On comprend mieux certains décalages, on identifie des situations qui posent problème et l’on peut ressentir le besoin de trouver des moyens de les aborder autrement.

Mais une fois ces difficultés identifiées, vers qui se tourner pour s’entraîner concrètement ?

Les adultes peuvent avoir besoin d’un accompagnement qui ne se limite pas à la compréhension théorique des interactions sociales. Ils peuvent avoir envie de rencontrer d’autres personnes qui partagent certaines de leurs expériences, de confronter leurs points de vue et surtout d’expérimenter.

L’objectif n’est pas seulement de comprendre les relations sociales, mais aussi de pouvoir les explorer en pratique.

Un groupe d’habiletés sociales pour adultes TSA à Muret : un espace pour échanger, expérimenter et recommencer

Je souhaite concevoir ce groupe comme un espace à la fois convivial, réflexif et pratique.

Chaque séance s’articulera autour d’un thème lié aux interactions sociales. Nous pourrons commencer par échanger autour de situations concrètes, partager nos expériences, nos questionnements et les stratégies que chacun a pu développer.

Ces échanges permettront de découvrir différents points de vue. Une situation qui semble évidente pour une personne peut être difficile à interpréter pour une autre. Une stratégie qui fonctionne dans un contexte peut se révéler moins adaptée dans un autre.

Il ne s’agira pas de déterminer une seule bonne façon de faire, mais de mieux comprendre ce qui se joue dans une interaction et d’explorer plusieurs possibilités.

Lorsque les participants seront prêts, nous commencerons à jouer des mises en situation. Cela demande de se sentir suffisamment en confiance dans le groupe, ce qui peut prendre un temps variable selon les personnes et leur parcours. Mon intention est de m’adapter au rythme de chacun, en douceur. Dans les mises en situation, on peut jouer ou simplement observer, les deux options sont aussi enrichissantes l’une que l’autre.

Ainsi, à partir de scénarios préparés ou de thématiques, nous pourrons jouer une situation, l’observer, en discuter, puis la rejouer en modifiant certains paramètres. Que se passe-t-il si l’on change son intonation ? Si l’on formule une demande différemment ? Si l’on adopte une autre posture ? Si l’interlocuteur répond de manière inattendue ?

Nous pourrons prendre le temps d’observer ce que ces changements produisent, ce qu’ils rendent plus facile ou plus difficile, et ce que chacun ressent.

Une même scénette pourra être rejouée plusieurs fois. On pourra essayer une autre réponse, exagérer volontairement une attitude pour mieux en percevoir les effets, ou encore tester différentes manières d’entrer en relation.

Ici, une maladresse dans la vie quotidienne devient une occasion d’observer, de comprendre et d’essayer autrement.

Contrairement à une situation vécue dans la vie quotidienne, où il n’est pas toujours possible de revenir en arrière, le jeu théâtral permet de suspendre le cours des événements. On peut faire une pause, revenir sur un détail, modifier une réponse et observer ce qui change.

C’est cette possibilité de recommencer, sans les conséquences parfois difficiles d’une interaction réelle, qui me semble particulièrement précieuse.

La « mise en situation » comme médiation pour travailler les habiletés sociales

Passionnée de théâtre, j’ai envie d’adapter cette pratique pour en faire un véritable outil d’exploration des relations sociales, pensé spécifiquement pour les adultes autistes. L’idée est de m’appuyer sur les possibilités du jeu théâtral pour leur permettre d’expérimenter, d’observer et de comprendre les interactions sociales, chacun à son rythme, dans un cadre accessible, bienveillant et adapté à leurs besoins.

Observer la communication non verbale

Dans une mise en situation, nous pourrons porter notre attention sur différents indices : une posture qui se ferme, un regard qui se détourne, une voix qui change, un silence, un mouvement de recul ou une variation dans le ton employé.

Que peut-on observer ? Quelles interprétations peut-on en faire ? Quelles autres explications sont possibles ?

L’enjeu sera d’apprendre à formuler des hypothèses. Un regard détourné, par exemple, peut avoir plusieurs significations selon la personne et le contexte.

Le groupe permettra ainsi de confronter les observations, de découvrir différentes interprétations possibles et de mieux prendre en compte les informations disponibles dans une situation.

Explorer sa posture, sa voix et son intonation

Comment une même phrase peut-elle être reçue selon la manière dont elle est prononcée ? Que change une voix plus forte, plus basse, plus hésitante ou plus assurée ? Comment la posture influence-t-elle ce que l’on exprime et ce que l’on ressent ?

Les mises en situation permettront de jouer avec ces paramètres et de les rendre plus concrets.

Nous pourrons tester différentes façons de formuler une demande, de dire non, de prendre la parole ou d’exprimer un désaccord.

L’objectif sera de mieux percevoir les effets possibles de certains choix et de découvrir ceux qui correspondent à ses intentions et à son confort.

Repérer les émotions dans le corps

Un autre axe de travail possible serait d’explorer les émotions en passant par le corps.

Comment une émotion se manifeste-t-elle ? Que se passe-t-il dans la respiration, les muscles, la posture ou la voix ? Comment peut-on jouer une émotion en amplifiant volontairement certains de ses signes ?

En rendant ces manifestations plus observables, la mise en situation peut aider à développer une meilleure conscience de ses propres réactions corporelles et émotionnelles.

Nous pourrons également explorer ce qui se passe lorsque l’intensité d’une émotion augmente et expérimenter différentes façons de faire une pause, de ralentir ou de retrouver un état plus confortable.

Ces explorations pourront nourrir la compréhension de soi et la recherche de stratégies de régulation émotionnelle.

Jouer une situation sociale pour mieux la comprendre

Petit à petit, si les participants adhèrent et se sentent à l’aise, le jeu de rôle deviendra un support central du groupe. Le temps de discussion, permettant de se retrouver et d’échanger sur différents sujets, restera toujours la base de l’atelier.

Les mises en situation se nourriront des échanges que l’on aura eu en discutant : elles pourront porter sur des événements de la vie quotidienne ou sur des situations plus complexes, en fonction des besoins et des intérêts des participants.

Par exemple :

  • Engager une conversation avec une personne que l’on connaît peu.
  • Trouver sa place dans une discussion à plusieurs.
  • Repérer le moment où l’on peut prendre la parole.
  • Exprimer un désaccord sans renoncer à ce que l’on pense.
  • Faire une demande ou poser une limite.
  • Réagir à une remarque ambiguë ou à un malentendu.
  • Comprendre différentes manières de manifester son intérêt, son inconfort ou son envie de mettre fin à une conversation.
  • Faire face à un imprévu dans une interaction.

Ces exemples ne constituent pas un programme figé. Les thèmes seront amenés à évoluer selon les questionnements et les situations que les participants souhaiteront explorer.

Jouer, observer, analyser, recommencer

Chaque participant pourra prendre part aux mises en situation de différentes façons.

Être acteur de la scène, d’abord, pour expérimenter directement une manière de répondre, observer ce que cela produit et prendre conscience de ses propres réactions.

Être observateur actif, ensuite, pour porter son attention sur certains éléments précis : les mots employés, les changements de posture, le ton de la voix, les silences, les réactions de chacun ou l’évolution de l’interaction.

Observer, c’est l’occasion de s’entraîner à repérer des informations que l’on ne remarque pas toujours lorsqu’on est soi-même engagé dans une conversation.

Nous pourrons ensuite mettre en commun nos observations. Qu’a-t-on remarqué ? Qu’a-t-on interprété ? Qu’est-ce qui a facilité ou compliqué l’échange ? Qu’aurait-on pu essayer d’autre ?

Enfin, nous pourrons rejouer la scène en modifiant un élément, puis observer ce que ce changement apporte.

Cette démarche permet de décomposer une situation qui, dans la vie réelle, se déroule souvent très vite et mobilise simultanément de nombreuses informations.

Elle donne du temps pour observer, comprendre et construire progressivement ses propres repères.

Un groupe pour apprendre les uns des autres, sans jugement

L’intérêt d’un groupe d’habiletés sociales tient aussi à la rencontre avec les autres participants.

Pouvoir entendre qu’une situation qui nous semblait incompréhensible pose également question à d’autres personnes peut être rassurant. Découvrir que quelqu’un a développé une stratégie différente de la nôtre peut ouvrir de nouvelles pistes. Constater que nous n’interprétons pas tous une scène de la même manière peut aussi enrichir notre compréhension des interactions.

Le groupe sera un espace pour partager des expériences, mais également pour reconnaître la diversité des fonctionnements et des besoins.

Il n’y aura pas une seule manière d’être à l’aise dans une interaction, pas plus qu’il n’existe une réponse adaptée à toutes les situations.

Je souhaite que chacun puisse avancer à son rythme, dans un cadre respectueux où l’on puisse poser des questions, exprimer ses doutes, essayer, se tromper et recommencer sans craindre d’être jugé.

Mieux comprendre les codes sociaux sans renoncer à qui l’on est

Travailler les habiletés sociales ne signifie pas nécessairement apprendre à masquer ses particularités ou à correspondre à toutes les attentes sociales.

Les interactions humaines reposent sur des codes qui ne sont pas toujours explicites. Les comprendre peut permettre de mieux anticiper certaines situations, de faire des choix plus éclairés et de réduire des incompréhensions.

Mais comprendre un code ne signifie pas devoir systématiquement l’appliquer. Il est également important de pouvoir identifier ses limites, reconnaître ses besoins et réfléchir à ce que l’on souhaite faire dans une situation donnée.

Une personne peut, par exemple, apprendre différentes manières de prendre la parole, puis choisir celle qui lui semble la plus naturelle. Elle peut découvrir plusieurs façons d’exprimer un désaccord, tout en conservant le droit de dire non. Elle peut apprendre à formuler des hypothèses sur ce que ressent son interlocuteur sans devoir deviner systématiquement ses intentions.

L’objectif est d’élargir les possibilités, pas d’imposer une norme.

Je souhaite que ce groupe permette à chacun de mieux comprendre les situations sociales, de développer des stratégies qui lui sont utiles et de gagner en liberté dans ses choix relationnels, tout en respectant son propre fonctionnement.

Un groupe d’habiletés sociales pour adultes autistes en Haute-Garonne, à Muret

Ce projet s’adresse aux adultes autistes sans déficience intellectuelle (TSA sans DI) qui souhaitent mieux comprendre les interactions sociales, partager leurs expériences et expérimenter de nouvelles façons d’aborder certaines situations.

Il peut notamment intéresser les personnes qui :

  • Ont reçu un diagnostic de TSA à l’âge adulte et souhaitent mieux comprendre les difficultés rencontrées dans leurs relations.
  • Se sentent parfois en décalage dans les échanges sociaux ou ont du mal à comprendre certaines attentes implicites.
  • Trouvent les interactions fatigantes, imprévisibles ou difficiles à analyser sur le moment.
  • Souhaitent développer des stratégies pour communiquer, exprimer leurs besoins ou faire face aux malentendus.
  • Ont déjà beaucoup réfléchi aux relations sociales, mais ressentent le besoin de passer de la théorie à la pratique.
  • Aimeraient rencontrer d’autres adultes autistes dans un cadre où le partage d’expériences et l’expérimentation ont toute leur place.

Un projet de groupe pour adultes TSA à Muret, proche Toulouse

Je souhaite aujourd’hui développer ce groupe d’habiletés sociales pour adultes autistes en Haute-Garonne afin de proposer un espace de rencontre, de réflexion et de pratique adapté aux enjeux de la vie adulte.

Avant de le mettre en place, je souhaite pouvoir échanger avec les personnes susceptibles d’être intéressées, afin de mieux cerner leurs attentes et les situations qu’elles aimeraient pouvoir explorer.

Vous êtes un adulte autiste et ce projet vous intéresse ? Vous aimeriez en savoir davantage ou être informé de son ouverture ?

Vous pouvez me contacter pour me faire part de votre intérêt (en appuyant sur ce lien, vous serez redirigé vers ma page contact). Cette première prise de contact permettra d’échanger autour du projet et de ses futures modalités, sans engagement de votre part. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi vous inscrire directement en appuyant sur ce lien, auquel cas je vous informerai dès l’ouverture du groupe.

Vous êtes également un professionnel qui accompagne des adultes autistes en individuel, ou qui reçoit des demandes concernant les relations sociales et les possibilités de rencontres en groupe ? N’hésitez pas à me contacter pour échanger autour de ce projet et envisager une orientation lorsque cela semble pertinent.

Parce que les besoins d’accompagnement ne s’arrêtent pas à l’âge adulte, il me semble important de pouvoir proposer des espaces où les personnes peuvent continuer à explorer, à apprendre et à expérimenter, sans avoir à le faire seules.

Comprendre les relations sociales est une chose. Pouvoir les expérimenter, les observer et recommencer en est une autre. C’est cet espace que je souhaite ouvrir : un lieu pour essayer, partager, explorer et trouver, chacun à sa manière, de nouveaux repères dans les interactions humaines.